IN Magazine N° 163 – Septembre / Octobre 2015

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Vie nationale • Caen – Le Mans – Tours en grand danger ! Nos trains, on y tient ! • Réunion entre la SNCF et les associations de consommateurs : SNCF Logistique. • La France est l’un des pays européens comptant le moins de ménages propriétaires. • L’USH et Engie signent un accord pour répondre aux enjeux de la transition énergétique. • Se garer sur une piste cyclable, c’est 135 €. • Réservation hôtelière : le Sénat en ligne avec le projet de loi Macron. • L’Ademe et ERDF signent une convention de coopération sur le déploiement des compteurs Linky. • Les notaires vont à la rencontre des consommateurs. Dossier Contrefaçon : les enjeux d’un phénomène mondial Vie locale Val-d’Oise, Paris, Nord. Vie pratique Syndic de copropriété

Mutuelle pour tous : Un système égalitaire ?

 

“À partir du 1er janvier 2016, une couverture complémentaire santé collective (mutuelle d’entreprise) doit être proposée par les employeurs à tous les salariés en complément des garanties de base d’assurance maladie de la Sécurité sociale (loi du 14 juin 2013)”.
Même si à la CGT nous prônons une prise en charge globale des frais médicaux – en fonction de ses besoins et non de ses moyens – par la Sécurité sociale, regardons de plus près cette mesure qui se veut égalitaire.

Égalitaire, l’est-elle autant qu’il n’y paraît ? Si les grandes entreprises ont les moyens, compte tenu de l’importance du contrat en vue, de négocier avec les organismes d’assurance, de prévoyance et les mutuelles, un “panier de garanties” intéressant à un prix raisonnable, les TPE et PME ne pourront certainement pas offrir le même service au même prix à leurs salariés. Ceux-ci risquent alors de devoir se contenter d’un remboursement bas de gamme ou de se payer une sur complémentaire. S’ils en ont les moyens…

Autre problème : la porosité entre les organismes privés complémentaires et la finance. Qui peut garantir que les données personnelles des salariés concernant leur santé ainsi collectées ne seront pas utilisées par les groupes financiers que constituent les assureurs dans d’autres
circonstances de la vie du salarié ? L’obtention d’un crédit par exemple ? Cette porosité est un danger.

Enfin, confier la santé des salariés au marché présente, notamment, le risque de voir les organismes complémentaires d’assurance maladie réclamer, en tant qu’acteurs incontournables, de participer à la gestion du système de santé.

Pour Indecosa-CGT, le modèle social français, un fois de plus, se vide de son sens pour ne devenir qu’une vitrine.”

Arnaud Faucon – Indecosa-CGT

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