IN magazine N° 167 – Mai / Juin 2016

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Vie nationale Initiative décentralisée : Forum-débat autour de la consommation collaborative CTRC ou la petite arnaque entre amis. Agriculture : Bananes, production intensive et pollution. Initiative décentralisée : Précarité énergétique, un défi à relever. Initiative décentralisée : Festival du cinéma d’animation d’Annecy, INDECOSA-CGT au cœur des besoins culturels. AG. INDECOSA-CGT national, Courcelle 23 juin 2016 : débat avec les cheminots. Dossier L’eau n’est pas une marchandise. Vie locale Sud-Ouest - Essonne. Fiche pratique Mise aux normes des installations d’assainissement non collectif

L’action au cœur

 

Nous l’avons vu au 51ème Congrès, nous sommes favorable à un syndicalisme qui réponde aux revendications du quotidien. Mais qui soit également en capacité de faire aboutir des revendications de transformations sociales. D’où la place de notre association dans la Cgt, de sa particularité dans son rapport capital/travail. Paul Lafargue écrivait dans les années 1870 “Le grand problème de la production capitaliste n’est plus de trouver des producteurs et de décupler leurs forces, mais de découvrir des consommateurs, et de leur créer des besoins factices”. Ce texte de Paul Lafargue est d’une grande modernité et plein de clairvoyance. Aujourd’hui comme hier, le patronat et les gouvernements œuvrent pour faire disparaître de la conscience des salariés qu’avant d’être des consommateurs, ils sont les producteurs des produits qu’ils consomment. Alors, tout naturellement, le patronat justifie toutes les transformations actuelles : l’allongement de la durée du travail, l’ouverture des magasins le dimanche afin de répondre aux besoins des consommateurs, la déréglementation concurrentielle qui fait peser la stratégie des “prix bas” sur les salariés.

Aussi, le patronat et le gouvernement avec la déréglementation du code du travail, réalisent l’éviction quasi complète du droit social par le droit de la concurrence, affi rmée par le Premier Ministre, Manuel Valls, par la Ministre du Travail, Myriam El Khomri, par Pierre Gattaz du Medef et Laurent Berger de la CFDT, comme le grand service rendu aux salariés seul susceptible de servir véritablement leur bien-être.
Mais seulement sous leur identité sociale de consommateurs !
Logique se trouvant traduite par l’article premier de la loi El Khomri : “Adapter le code du travail aux besoins du marché”. N’est-ce pas
contre cette logique qu’est dirigée la lutte des travailleurs et des étudiants ?

Notre association des salariés consommateurs se trouve bien au cœur des relations production/consommateurs. Elle travaille sur les contradictions de cette liaison. Elle est placée ainsi au centre de la contradiction capital/travail. A ce titre elle est l’outil associatif de classe spécifique de la CGT pour construire avec les salariés consommateurs les réponses à leurs besoins porteurs de transformations sociales en convergence avec la CGT.

Patrice bouillon – Secrétaire national

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